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La résilience: ce qu'on ne nous ne dit pas (1/3)

Mis à jour : mai 23



On en parle particulièrement dans le domaine du développement de l’enfant, ou encore dans le cas d’événements traumatiques, mais en cette période de pandémie cette compétence aurait avantage à être mise de l’avant puisqu’il s’agit d’une compétence essentielle à notre santé mentale et notre bien-être.


Rapidement, le terme de résilience fait référence aux compétences trouvées-créées par les individus afin de faire face à des situations d’adversités sévères. Elle leur permet de surmonter les difficultés, de récupérer ou encore de maintenir leur intégrité psychique suite à un traumatisme (Anaut, M., 2015).


Alors, comment pouvons-nous acquérir cette compétence? Devons-nous avoir la chance d’être nés avec celle-ci ou bien pouvons-nous la développer?


Bien qu’un débat existe quant au caractère inné ou acquis de la résilience, on constate de plus en plus que pour développer une résistance face au stress, nous devons l’avoir expérimenté (Gadbois, 2019), d’où l’importance de ne pas chercher à éliminer toutes les sources de stress potentiels de notre environnement (ou encore celle de nos enfants).


Est-ce-que cela veut dire nous devrions nous mettre dans des situations stressantes qui sont potentiellement dangereuses?


Pas vraiment.


Nous disposons d’un mécanisme inné qui nous permet de développer cette résilience : le jeu. Pourquoi? Parce que le jeu véritable n’a pas de règles et qu’il crée un certain stress par sa structure imprévisible. Il permet d’apprendre à vivre avec le courant, d’organiser sa pensée, sa planification et favorise la création de nouvelles combinaisons (Brown et Vaughan, 2009).




Est-il seulement pour les enfants? Certainement pas!


Celui-ci est non seulement essentiel au développement cognitif et moteur, mais aussi social de l’individu (Brown et Vaughan, 2009). Par contre, lorsqu'on vieillit, on nous fait sentir coupable de jouer, ou faire quoi que ce soit qui n’est pas productif, en nous faisant croire qu’il s’agit d’une perte de temps. Depuis quand le simple fait de «vivre» est une perte de temps? D’ailleurs, est-ce vraiment une perte de temps lorsqu’on sait que jouer nous permet d’être plus créatifs par la suite? De trouver des avenues auxquelles nous n’aurions sans doute pas pensé autrement? De développer notre pensée, notre imagination et nos relations sociales? D’être pleinement conscient du moment présent et d’apprendre à «être» tout simplement?


Si tu ne me crois pas encore à quel point le jeu prend une place importante dans nos vies, imagine être en quarantaine : sans musique, sans télévision, sans arts, simplement rien. Si ça t’intéresse, je t’invite à lire mon article Pourquoi jouer encore? qui sera publié dimanche prochain, ou encore Quel type de joueur es-tu? qui sortira dans deux semaines.

D’ici là, je t’invite à explorer, simplement, le plaisir de jouer sans culpabilité, car même si nous en parlions pendant des mois, on ne peut comprendre le pouvoir réel du jeu que lorsque nous l’expérimentons par nous-même.

Sources:

Anaut, M. (2015). Psychologie de la résilience (3e ed.). Armand Colin.


Brown, S. et Vaughan, C. (2009). Play: How it

shapes the brain, Open the imagination, and Invigorates the soul. Tantor Audio.


Gadbois, S. (2019). Au-delà des comportements apparents : les processus internes [Communication orale]. Séminaire Au-delà des comportements apparents. Montréal, Qc, Canada.

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