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«Juste du stress» ... Vraiment?



Lorsque je remplis les bilans de santé avec mes clients et que j’arrive à la fameuse dimension où l’on parle de leur niveau de stress, la réponse universelle que je reçois à chaque fois : «Bien oui, comme tout le monde».


Comme si c'était normal...



S’il y a un point que je ne soulignerai jamais assez, c'est que «commun» ne devrait pas nécessairement être synonyme de «normal». Ce n’est pas parce que beaucoup de gens le subissent que l’on devrait accepté cet état comme une norme.




Aujourd’hui, j’avais donc envie de vous partager mon déclic à moi. Le moment où j'ai décidé que je n'allais plus laisser le stress faire partie intégrante de ma vie sans rien dire. Pendant longtemps, j'avais bien conscience que je vivais (beaucoup trop) de stress. Pourtant, je ne m'étais engagée dans aucun processus pour me soulager de son emprise …«c’était normal» après tout. Je vivais du stress... comme tout le monde. Ce n’était donc pas assez important pour mettre des efforts à essayer de changer quelque chose (si c'était vraiment important, on en parlerais, non?).



Alors, que s’est-il passé?

J’ai été chanceuse. On m'a amené à comprendre les répercussions que cela engendrait à l’intérieur de mon corps. Je me rappelle encore ce moment où j’ai eu mon déclic. Il fallait que je change quelque chose, ou du moins que j’essaie quelque chose. C’était ma première session à l’université. J’étais assise dans la première rangée au centre droit de l’amphithéâtre où nous avions nos cours de neurosciences (ces cours ont littéralement changé ma vie… mais je vous en parlerai un autre fois). J’étais là, complètement absorbée par chacun des mots qui m’étais lancé, essayant de noté chacun d’eux… quand j’ai réalisé que ce dont on parlait à l’instant, était sans doute ce qui se passait à l’intérieur même de mon corps depuis plusieurs années. On venait de me lancer en pleine face le «pourquoi» dont j’avais besoin. En sachant cela, je ne pouvais plus continuer de cohabiter avec mon stress en pensant que c’était «normal» ou en y référant comme «juste du stress». Le lendemain après-midi, j’assistais à ma première classe de yoga. C'était la première fois que je m'engageais dans un processus pour ralentir, prendre soin de moi et apprivoiser mon stress.


C'est dommage, mais à force de l’entendre partout, c’est rendu quelque chose qui est devenu normal au sein de la société. Si quelqu’un vous dit qu’il vit du stress, quelle est votre réaction? Sans doute pas grand-chose. Et pourtant! Si on pouvait voir tout ce qui se passe à l’intérieur du corps à ce moment même, je suis persuadé que les gens agiraient différemment et tenterait activement d’y remédier! Malheureusement, ce n’est pas aussi flagrant qu’une jambe dans le plâtre alors… c’est facile à oublié ou à mettre de côté. C'est juste du stress après tout.


Mon objectif aujourd’hui n’est pas de vous donner un cours de neurosciences ou de vous dresser une image générale de tout ce qui se passe à l'intérieur de votre corps sans que vous n'en ayez conscience, ce serait bien trop long. J’aimerais simplement vous partager «un (1) pourquoi». Le premier à m’avoir fait comprendre qu’il était temps d’apporter un changement dans ma vie et qui m’a conduit où j’en suis.


Alors, c’était quoi ce fameux élément déclencheur?

Pour faire court, il était question de l’implication de l’hippocampe dans l’arrêt de la réponse de stress, ou plutôt l’impact du stress sur l’immunité et la mémoire (ne vous inquiétez pas, je vous simplifie l'idée générale derrière tout ça).


Pour vous mettre en contexte, l’hippocampe, c’est une structure située dans le lobe temporal médian qui appartient notamment au système limbique (émotions) et qui joue un rôle important dans la mémoire déclarative et la consolidation mnésique. Toutefois, le rôle de l’hippocampe ne s’arrête pas là. Il est aussi impliqué dans l’arrêt de la réponse au stress. En effet, c’est celui-ci, via sa communication avec l’hypothalamus, qui va parvenir à diminuer le taux de cortisol (une hormone de stress). Cependant, lors d’un état pathologique de stress chronique, l’hippocampe peut devenir endommagée puisque lors d'un stress prolongé, davantage de cortisol est sécrété.

Lorsque le cortisol se fixe à l’hippocampe, cela ouvre les canaux calciques dans le neurone pré-synaptique. Si le stress perdure, une accumulation de calcium se produit dans la cellule, ce qui peut conduire à la mort de la cellule et éventuellement, une diminution de la taille de la structure de l’hippocampe. Toutefois, puisque c’est l’hippocampe qui est responsable de diminuer le taux de cortisol, le fait d’avoir moins de neurones hippocampiques mène à moins d’inhibition de sécrétion du cortisol et ainsi de suite. L’hippocampe, qui est reliée aux fonctions d’apprentissage, de mémoire et de la gestion du système immunitaire, s’atrophie alors.


Voilà un petit graphique illustrant le cercle vicieux entre le stress prolongé, le cortisol et les neurones hippocampiques.





















Loin de moi l’idée de vouloir faire peur, je souhaitais plutôt ramener à l’ordre l’expression ‘’juste du stress’’ qui est largement sous-évaluée selon moi. Bien que je ne crois pas que la réponse de stress soit mauvaise en soi (elle nous a quand même permit de survivre jusqu'à aujourd'hui), je suis d’avis que nous devrions lui accorder davantage d’importance et arrêter de minimiser ses impacts.


Le stress est bien réel. Il est la cause de plusieurs symptômes physiques, mais il existe des moyens pour le diminuer et le contrôler. Arrêter de minimiser son importance et prenez les moyens pour optimiser votre qualité de vie!





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